juillet 29, 2021

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Cinq ans après l’attentat, les plaies sont toujours vertes dans la ville française de Nice

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Bon (France) (AFP)

Pour la plupart des Français, le jour de la Bastille est synonyme de luxe militaire et de fête, mais la fête nationale du pays dans la ville méridionale de Nice montre également des visions d’horreur.

Mercredi, 86 personnes ont été tuées lorsqu’un camion de 19 tonnes est entré dans une foule célébrant le jour de la Bastille sur le front de mer, suspendant la ville méditerranéenne pendant cinq ans.

Des dizaines de nationalistes étaient parmi ceux qui sont sortis pour profiter d’un feu d’artifice à la Bréménate des Angloys bordée de palmiers avec leurs amis et leur famille lorsque Mohamed Louiez-Boulel a été attaqué.

L’attaque, qui est née en Tunisie, aurait été déclenchée par une campagne djihadiste, a été abattue par la police deux kilomètres plus tard.

Quinze de ses victimes étaient des mineurs, de deux ans et demi plus jeunes.

À l’hôpital Lenwal de la ville, environ 300 enfants sont toujours suivis par des psychiatres pour le traumatisme de cette nuit-là, et environ 100 enfants ont besoin de consultations régulières.

“En cinq ans, nous avons des patients avec des cauchemars persistants de flashbacks de l’attaque”, a déclaré à l’AFP la cheffe de service Florence Askenci.

“Ce sont des écoliers du primaire, qui ont vu des membres coupés et d’autres choses horribles quand ils étaient petits, rêvent d’avoir la tête coupée et des camions venant de toutes les directions”, a-t-il expliqué.

Dans la foule de 30 000 personnes au Prémanet des Anglais, des gens de tous âges peuvent être vus se déclencher avec des événements rappelant le chaos et l’effusion de sang, y compris des pétards, de grandes foules ou des camions.

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Lors d’un autre attentat à Nice en octobre dernier, trois personnes ont été poignardées à mort dans une église, et plusieurs anciens patients ont été vus retourner à l’hôpital Lenwal pour un traitement psychiatrique, ils ont été troublés par la nouvelle, a expliqué Askenci.

– Souvenirs –

Mercredi, le Premier ministre Jean Costex arrivera dans la ville pour une cérémonie sur le site du seul monument actuellement accessible aux victimes, une fontaine située dans un jardin municipal, de retour d’un navigateur balnéaire.

Accompagné des familles des défunts et du maire de Nice Christian Estrosi, Costex sera présent en tant qu’invité mémorial, qui lâchera 86 pigeons en symbole de paix.

Plus tard dans la soirée, les autorités municipales ont organisé un concert, à 22h34 précises, heure désolée du début, lorsque les lumières de 86 ont illuminé la mer Méditerranée pour honorer les morts.

De nombreuses familles qui ont perdu des parents et des êtres chers, ou qui voient qu’ils sont malades mentaux ou malades mentaux, disent qu’elles ont encore du mal à faire face à leur perte.

Le Fonds d’indemnisation du gouvernement a proposé de verser un total de 83 millions d’euros (100 millions de dollars) à environ 2 000 personnes, dont les blessés, les familles des morts et les personnes souffrant de problèmes psychologiques.

Environ 400 personnes n’ont pas encore reçu le paiement final car leur état de santé n’a pas encore été confirmé, selon le fonds.

Bien que l’aide financière soit la bienvenue, certains militants veulent faire davantage pour se souvenir des victimes et obliger les personnes accusées de meurtre à rendre des comptes.

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Les désaccords sur la conception et l’emplacement d’un grand hommage public aux morts ont arrêté la construction d’un monument.

« Personnellement, je voulais juste qu’il soit dans le navigateur. Pourquoi le mettre ailleurs ? » A déclaré Bruno Rasafitrimo, qui a perdu sa femme Mino. “Il y a eu un massacre à plus de deux kilomètres de là, alors mettez-le au milieu.”

Les rouages ​​de la justice tournent doucement, avec l’enquête sur les présumés complices de l’attentat, qui doit débuter en novembre 2022 dans la seule Paris.

Des groupes de victimes ont également été frustrés par les retards dans les enquêtes juridiques sur les dispositions de sécurité à l’époque, qui chercheront à déterminer s’il y a eu négligence officielle.

Il y a eu des questions sur la façon dont le conducteur a pu accéder facilement au navigateur à un moment où la France était au niveau d’alerte de sécurité le plus élevé en raison d’une série d’attaques du groupe État islamique.

Pour d’autres, le processus de deuil n’est pas terminé.

Thierry Wimal, une fillette de 12 ans décédée dans l’attaque, veut des preuves que les organes, qui auraient été prélevés sur sa fille lors d’une autopsie puis scellés dans le cadre d’une enquête judiciaire, lui appartiendraient bien.

Il a fait appel au bureau français des droits de l’homme pour tenter de forcer les autorités à lui fournir des preuves ADN avant de lui rendre le reste.

“Comment est-ce que je veux progresser quand ma fille n’est pas encore enterrée ?” Il a déclaré à l’AFP.