La deuxième vague de Covid-19 “non programmé” entre colère et résignation

“Il n’est jamais tombé malade de sa vie”Jean-Pierre, qui souhaite garder l’anonymat, Il n’hésite pas à parler car il voit à peine la situation. L’homme de 81 ans qui vit dans un petit village de l’Isire, qui travaille toujours comme expert automobile indépendant, devait subir une intervention chirurgicale le 28 octobre en raison d’un cancer de l’estomac diagnostiqué au début de l’été. Mais une semaine avant l’opération, et après quatre séances de chimiothérapie, son oncologue et son chirurgien lui ont dit que l’opération était à risque. Objet du litige: Pas de lit de réanimation à la clinique à cette date, en raison de la deuxième vague de Covid-19.

Puis il se retrouve face à un choix difficile. “L’arme était sur ma tête. Soit j’ai subi une intervention chirurgicale au risque de ne pas pouvoir me réanimer en cas de problème, soit j’ai dû la reporter à plus tard …” C’est la dernière option qu’il choisit par la suite, avant d’être contraint de se relancer dans deux types de produits chimiques supplémentaires, d’attendre la dilution devant les blocs opératoires pour les patients «non-Covid», comme on les appelle maintenant. “Le problème, c’est que pendant ce temps-là, on ne sait pas comment le cancer se développe. C’est valable pour tous les types de cancer, et ils n’attendent pas …”

Une “ zone aveugle ” est ennuyeuse

L’abolition d’une intervention de cette gravité est un cas extrême que l’on reconnaît parmi les associations de patients. Cependant, pendant plusieurs semaines, la déprogrammation des processus «non urgents» s’est multipliée, alors que la deuxième vague de Covid-19 prenait de l’ampleur.

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Chez les associations comme chez les médecins, on évoque également une «zone aveugle» inquiétante: l’accès aux scanners et autres tests de diagnostic ou d’imagerie, qui se sont révélés extrêmement difficiles, voire impossibles, ces dernières années. Des semaines, même pour les maladies graves.

Chez RoseUp, association qui accompagne les patients cancéreux, 110 appels à l’aide de patients non programmés ont été enregistrés sur la plateforme mise en ligne début novembre, principalement en Auvergne et en Rhône-Alpes. “Les derniers jours se sont calmés”Respirez Céline Les Rowe, directrice de l’association. Selon elle, une solution a maintenant été trouvée pour tout le monde, tandis que la pression sur les hôpitaux est quelque peu réduite.

L’article est réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19: signe d’aggravation de l’épidémie, les hôpitaux de la région Auvergne-Rhône-Alpes “reprogramment” d’autres patients

Dans les mois à venir et en cas de troisième vague, il plaide pour la nécessité de créer un véritable système de transferts au niveau national pour ces patients, comme c’est le cas pour les patients atteints de Covid-19. “Il y a beaucoup de femmes et d’hommes qui ont perdu après avoir quitté le parcours de soins auquel ils ont participé et supervisé”, Indiquer.

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