octobre 17, 2021

Socio Football

Suivez toute information politique, culturelle, sportive et en direct. Les dernières informations, nouvelles et événements à travers le monde.

L’Iran ouvre un terminal d’exportation de pétrole au large des eaux stratégiques

Posté sur: Modifié:

Téhéran (AFP)

Le président Hassan Rouhani a annoncé jeudi que l’Iran avait ouvert son premier terminal d’exportation de pétrole, qui n’oblige pas les pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz, un point de contrôle patrouillé par des navires de guerre par des navires de guerre américains.

Rouhani a salué la cérémonie d’ouverture du nouveau terminal de Jazz dans le golfe d’Oman comme une “journée historique” qui permettrait aux navires-citernes d’éviter les voies navigables étroites entrant et sortant de la mer d’Oman.

L’autre terminal pétrolier majeur de l’Iran est situé dans le port du Golfe de Cork, accessible via le détroit d’Ormuz, d’environ 40 kilomètres (25 miles) de large, et a été rencontré par des navires de guerre américains et iraniens dans le passé.

“Nous avions un terminal, et s’il y a un problème, nos exportations de pétrole seront interrompues”, a admis Rouhani, ajoutant qu'”aujourd’hui est un grand jour historique pour la nation iranienne”.

L’Iran punit les sanctions américaines depuis le retrait unilatéral du président Donald Trump il y a trois ans de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, qui a considérablement affecté les exportations énergétiques de l’Iran.

“L’industrie pétrolière est très importante pour nous, il est important de la combattre”, a déclaré Rouhani dans un commentaire télévisé.

L’Iran a posé un oléoduc de 1 000 kilomètres (600 milles) pour transporter son pétrole de Kore dans la province sud-est de Busher jusqu’à un nouveau terminal dans le sud-est du pays.

# Photo1

Selon les médias iraniens, la valeur du nouveau projet, qui dure depuis environ deux ans, est estimée à 2 milliards de dollars Rouhani.

READ  Pékin exhorte Washington à cesser de « diaboliser » la Chine lors d'une visite officielle des États-Unis

Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe à la mer d’Oman, est la principale voie maritime reliant les producteurs de pétrole du Moyen-Orient aux marchés d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord.

L’emplacement du nouveau terminal permettra également aux pétroliers de se diriger vers le large pendant plusieurs jours de trajet.

– ‘Sécurité énergétique’ –

L’Iran et les États-Unis sont au bord de deux guerres depuis juin 2019 à propos des tensions dans le Golfe et de l’accord nucléaire, qui ne tient qu’à un fil.

La République islamique est à Vienne depuis avril pour négocier le renouvellement de son accord nucléaire complexe avec les autres États parties, la Grande-Bretagne, la Chine, la France, l’Allemagne et la Russie.

# Photo2

Le successeur de Trump, Joe Biden, a signalé qu’il était prêt à revenir à l’accord et est en pourparlers indirects avec l’Iran à Vienne.

Trump a reconsidéré les sanctions qui ont supprimé l’accord et en ont ajouté de nouvelles, plongé l’Iran dans une profonde récession et lui refusant la possibilité de vendre du pétrole à la plupart de ses clients traditionnels.

Le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Jangane avait initialement annoncé que le projet aiderait les exportations, c’était donc “l’expression de la rupture des sanctions”.

Le nouveau pipeline et terminal aidera Téhéran à “récupérer le marché pétrolier iranien des pays rivaux”, a déclaré mercredi l’agence de presse officielle IRNA.

Le projet a permis d’assurer la “sécurité énergétique” du pays car il est situé “en dehors du golfe Persique et du détroit d’Ormuz”, a ajouté l’IRNA.

Quant aux sanctions américaines, Téhéran est prudent quant à l’exportation de son brut vers d’autres clients.

READ  Cycling News - Mark Cavendish rate le Tour de France alors que Sam Bennett l'a justement annoncé - Reportages

Les États-Unis ont accusé l’Iran d’essayer de contourner les sanctions en exportant du pétrole vers des pays comme la Chine, le Venezuela et la Syrie.

Washington a annoncé à plusieurs reprises la saisie de pétroliers transportant prétendument du pétrole iranien.

Selon des responsables iraniens, la République islamique vise à terme à “pomper un million de barils par jour” à travers le pipeline.

Pour le moment, le projet permet l’exportation de 350 000 barils par jour, ont-ils déclaré.

# Photo3

L’Iran a produit 2,47 ppm en juin, selon les derniers chiffres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Jangane a déclaré en mai qu’afin de renforcer la “puissance” du pays, il était “prioritaire” pour l’Iran de tripler sa production actuelle de brut.